A l'heure où l'unité des Comores est remise en cause par les séparatistes, qui prônent l'indépendance de leurs iles, ou par le gouvernement français qui tente par un « référendum-putsch » d'arracher définitivement à sa mère-patrie son quatrième enfant pour une départementalisation de Mayotte,
A l'heure où la constitution des Comores et du droit international sont bafoués,
A l'heure des naufrages de « Kwassa-Kwassa » en provenance d'Anjouan au large de Mayotte de plusieurs familles comoriennes, désignés par l'administration française comme« disparus « quand ils ne sont pas survivants ?
A l'heure où le gouvernement Sambi fait la preuve de peu d'intérêt à ses compatriotes qui sont contraints à l'exil économique en risquant leur vie pour essayer d'échapper aux radars et à la marine française. Ces oubliés qui n'ont jamais compté, qui vivent et meurent sans nom, si ce n'est celui de clandestin, sans identité, sans dignité, inhumés dans des fosses communes, sans rituel mortuaire,
A l'heure où le « visa Balladur » et autres mesures du gouvernement français empêchent le droit de libre circulation du peuple comorien au sein de l'archipel, droit international qui ne reconnaît aucune frontière légale entre Mayotte et les trois autres îles de l'archipel des Comores,
A l'heure où le gouvernement Sarkozy ferme les yeux face aux humiliations quotidiennes des expulsés de Mayotte qui arrivent à Anjouan dans des conditions déplorables, le quotidien français Libération révélait les conditions inhumaines dans lesquelles sont arrêtés et enfermés des Comoriens en attendant d'être expulsés de l'île comorienne de Mayotte par la police française,
A l'heure où l'outre mer français connait une révolte sans précédent dans les Antilles,
A l'heure où les comoriens issus de la diaspora manifestent dans la capitale française sans l'attention des médias,
A l'heure de la crise financière,je me demande si une départementalisation n'est pas un moyen de s'enrichir, j'ai donc envie de retenir deux dates clé, celle du référendum du 29 Mars 2009 et celle du 6 Juillet 1975, date de l'indépendance qui n'est pas totalement achevé, car le néo-colonialisme s'est prolongé dans un contexte de corruption, division, instabilité, conspiration et abus de pouvoir, dont je ne vais pas rappeler, et qui composent l'histoire post 1975.
A l'heure où, pour toutes les raisons développées ci-dessus, est gelé le développement d'un peuple , par la froideur de croissance installée par des dirigeants, contre la chaleur de la lueur d'espoir qu'on pu animer d'autres dirigeants tués,
A l'heure où les valeurs ancestrales de solidarité ont disparus au profit de l'individualisme,
Sausco rappe l'unité nationale de son petit pays dans toute sa grandeur.
Car il est l'heure de dire non à ce référendum, de dire non à l'exploitation des populations locales, de dire non au sous-développement intellectuel et économique, de dire non au néo-colonialisme, de dire non à la république bananière, et de dire oui à la croissance, de prendre notre destin en main, car les Comores appartiennent aux comoriens, non pas à 75%, il est temps maintenant de nous tenir la main, ensemble, tous les quatre,
Il est l'heure d'honorer notre devise de trois lettre : USD : Unité, Solidarité, Développement, et prendre enfin notre élan pour exploiter le potentiel de ces quatre étoiles les plus proches de la lune qui brillent et baignent dans l'océan de ciel.
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